FORET DE LA LOBEKE - Juillet 2013

FORET DE LA LOBEKE - Juillet 2013
FORET DE LA LOBEKE - JUILLET 2013

10 March 2017

ENTRETIEN AVEC BLAISE


A la fin de notre expédition nous avons pu nous entretenir longuement avec Blaise, le pisteur principal de cette mission qui a été témoin vingt années auparavant d'un rencontre assez extraordinaire
Voici le récit qu'il me conta :
Je me souviens que c'était au mois de mars. Nous accompagnions des gens de Yaoundé et de Yokadouma à la recherche de mines d'or. Il s'agissait de techniciens. Nous étions six.
Nous partîmes de Ndongo et arrivâmes jusqu'aux chutes Nki. Nous avons pris la piste aux éléphants, ma même que nous avons prise. Nous avons marché pendant deux jours en pleine forêt et nous avions amené de la nourriture pour trois ou quatre jours.
Nous étions toujours proches des cours d'eau pour sonder pour l'or sur la piste qui va du Dja à Lomié.
A un moment ou nous étions sur la rive du Dja on voit des chimpanzés. Mais c'était plus grand que le chimpanzé et en regardant bien çà " changeait de mentalité" ( différent du chimpanzé ). C'était de la taille d'un homme , 1, 80 mètre avec le teint clair et pas beaucoup de poils sur la peau. Ils n'avaient pas d'habits, des poils oui mais pas trop sur la peau. On était à une distance d'environ 100 mètres. Leurs visages étaient clairs comme la peau, leurs cheveux un peu longs mais pas trop. Ils étaient parfois debout, parfois à quatre pattes mais pour marcher ils étaient debout.
Ils étaient près de trous dans les rochers ( grottes ) et allaient et venaient. On n'a pas fait la différence entre les hommes et les femmes, nous étions trop loin.
On a eu peur quand on s'est aperçu que ce n'étaient pas des chimpanzés.
Quand ils nous ont vu ils se sont calmés et si cela avaient été des chimpanzés ils seraient partis.Ils sont restés devant les rochers.
Donc quand on a senti que ce n'étaient pas des chimpanzés notre esprit nous a dit de partir.
Quand on est revenu au camp on en a discuté. L'un de nous savait qu'il existait dans la forêt très éloignée des gens inconnus. Au village ma mère savait qu'il y avait ces gens et que " les blancs n'étaient pas arrivés à les faire sortir de la forêt ".
Je n'ai pas entendu de sons car à 150 mètres d'où ils étaient il y a une grande chute.

Propos recueillis par Michel et son équipe au camp Yombi. Cameroun. Février 2017

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